À trois semaines du procès très attendu de l’affaire Elisa Pilarski, l’avocat de la famille de la victime, Me Xavier Terquem, affirme dans les colonnes de nos confrères de la Dépêche que seul Curtis, le chien de son compagnon, Christophe Ellul, est responsable de la mort de la jeune femme. Il revient sur l’enquête et dénonce la vague d’accusations infondées ayant visé les veneurs et leurs chiens, reprise en chœur par une partie de la presse.
La justice bientôt fixée sur les responsabilités
Le 3 mars prochain, Christophe Ellul comparaîtra devant le tribunal judiciaire de Soissons pour homicide involontaire, près de sept ans après la mort d’Elisa Pilarski, âgée de 29 ans et alors enceinte de six mois, survenue en forêt de Retz (Aisne) lors d’une promenade avec Curtis, le chien du mis en cause. Depuis le drame, la famille de la victime, notamment sa mère Nathalie et son oncle Vincent, attend que justice soit rendue. Me Xavier Terquem se dit « serein » : « La famille attend simplement que la justice passe, ni plus ni moins. »
Chasse à courre accusée sans preuve : retour sur une calomnie orchestrée
Dès les premiers jours de l’affaire, Christophe Ellul a pointé du doigt l’équipage de chasse à courre présent ce jour-là, trouvant aussitôt écho dans une grande partie de la presse nationale. Les veneurs et leurs chiens ont ainsi été désignés comme coupables dans un emballement médiatique classique, où la logique anti-chasse a pris le pas sur la rigueur des faits. Pourtant, comme le souligne Me Terquem : « Je vais démontrer de manière factuelle que les chiens de la chasse à courre ne sont absolument pas impliqués dans le décès d’Elisa Pilarski. Ensuite, je compte établir que c’est Curtis, le chien de Christophe Ellul, qui est responsable, avec toutes les conséquences juridiques que cela entraîne. »
Les incohérences du récit de Christophe Ellul mises à jour
Me Terquem, qui a repris l’intégralité du dossier, rappelle que plusieurs éléments factuels ont fait basculer l’enquête :
- « Christophe Ellul attend 1h26 avant d’appeler les secours. »
- « Les clés de la voiture d’Elisa n’ont jamais été retrouvées. »
- « Avant d’appeler les secours, Christophe Ellul a tenté d’appeler le téléphone d’Elisa alors qu’il savait déjà qu’elle était décédée. »
- « Nous avons découvert vingt photos prises par Elisa huit minutes avant sa mort : on y voit clairement un chien non muselé. »
Un SMS effacé par Christophe Ellul et révélé par l’expertise du téléphone sème encore plus le trouble : « Je le fais piquer ! ». Un message qui, selon Me Terquem, prouve que le maître de Curtis « savait parfaitement que son chien était en cause ».
Un procès pour rétablir la vérité
Me Terquem conclut, lucide sur la posture de Christophe Ellul : « S’il avait dit dès le départ, “je n’étais pas là, je ne sais pas quel chien est impliqué”, cela aurait pu être cohérent. Mais il a immédiatement accusé la chasse à courre, sans rien avoir vu. Christophe Ellul est dans le déni depuis le début. ». À l’heure où la presse généraliste s’était empressée de condamner les veneurs et leurs chiens, le procès qui s’annonce devrait permettre, enfin, de rétablir les faits et de rendre justice à Elisa Pilarski, loin des récupérations idéologiques et des réflexes anti-chasse habituels chez une large part des médias mainstream.












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